Le mariage gay

janvier 21, 2012 Laisser un commentaire

 

Autoriser ou non les couples homosexuels à accéder au mariage, voilà qui fait débat depuis un bon bout de temps et, pour le moment, la balance penche plutôt vers le « non ». Pour que ça penche de l’autre côté, il faudrait changer de président, et encore, ce n’est pas dit que ça marchera.

 

Vraiment, la question se pose: pourquoi ne pas autoriser le mariage gay, je me le demande. Les arguments qui s’opposent à cette réforme sont divers et variés, mais pas forcément intelligent.

 

« Le mariage, dans une optique chrétienne, c’est la procréation ».

Certes, je veux bien le croire. Cela dit, nous sommes dans un pays laïque, même s’il a des racines chrétiennes. Par conséquent, on ne peut pas faire des préceptes religieux des lois. Par ailleurs, dans ce cas, il faudrait aussi interdire le mariage aux couples stériles. Si ça vous semble stupide, alors interdire le mariage homosexuel l’est aussi. Si ça ne vous pose aucun problème, ça risque d’être plus difficile de vous convaincre…

 

« Un enfant a besoin d’avoir un père et une mère, il faut respecter ce droit. »

Comment, est-ce que je fais référence aux propos de quelqu’un ? Non, du tout du tout voyons, ce n’est pas mon genre. Alors, un enfant a besoin d’avoir un père et une mère, théoriquement, ça se tient. Oui, mais alors, les familles monoparentales, on leur retire la garde des enfants alors ? Une femme abandonnée par celui qui l’a mise enceinte, on lui retire son enfant même si elle veut le garder ? Si l’un des parents meure, on retire aussi la garde des enfant à celui qui reste ? Excellente idée, ainsi, on placera ensuite les enfants en foyer où, bien sûr, ils seront bien plus heureux. Mais oui voyons, une espèce de jungle terrible où il faut se protéger des autres enfants en permanence, croiser les doigts pour qu’une famille d’accueil vienne nous chercher, c’est nettement mieux. D’ailleurs, les enfants en foyer vivent avec leur père et leur mère aussi, c’est bien conn… Ah, tiens, ben non en fait.

Il semble également qu’il vaille mieux pour un enfant qu’il soit maltraité par ses parents, mais de sexes différents, qu’aimé et bien élevé par deux hommes ou deux femmes, cela va sans dire, n’est-ce pas ? Enfin voyons, il est impossible d’aimer un enfant quand on a d’aussi mauvaises mœurs…

« Les autres enfants, si il y en a un qui  des parents gays, ils vont se moquer de lui » (oui oui, j’ai entendu cet argument).

Les enfants se moquent les uns des autres pour à peu près tout et n’importe quoi. Interdisons donc les mal fagotés, les gamins à lunettes, les enfants en surpoids, ceux qui ont des poux, ceux qui bégayent, ceux qui… Tous ceux qui ne sont pas parfais en fait. Et encore, surtout, ne pas être trop bon en classe ou que sais-je.

Autrefois, on jetais la pierre aux mère-filles, elle étaient l’objet de ridicule. Aujourd’hui, peu importe qu’une femme aie un enfant hors mariage! Alors, pourquoi ne pas continuer le progrès et enfin autoriser le mariage homosexuel ? Après tout, le mariage d’aujourd’hui est un contrat fait devant un maire: même si on fait un mariage religieux, le mariage civil est obligatoire. Il n’y a pas de raison que le mariage soit refusé aux homosexuels, au moins pour le mariage civil. Si des prêtres, par la suite, ne veulent pas procédé à un mariage homosexuel religieux, cette fois-ci, ça les regarde, mais le religieux doit être séparer du civil. Parce qu’il me semble quand même que ça fait un sacré bout de temps que l’Église est séparées de l’État (je trouve tout à fait magnifique d’écrire cela le jour de l’anniversaire de la mort de ce pauvre Louis XVI, condamné à la guillotine à une voix près, il y en a qui n’ont vraiment pas de bol…).

 

 

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La mode

juillet 11, 2011 Laisser un commentaire

Un  humoriste que j’admire beaucoup a déjà dis des choses à ce sujet, et évidemment beaucoup mieux que je le ferais moi, mais je veux m’y atteler à mon tour. Aujourd’hui, je vais lapider un fléau de la société. Pas les sauterelles, pas les inondations, pas la guerre, non. Quelque chose qui est bien présent dans notre vie, malheureusement (en particulier en cette période de soldes). Donc, la mode.

D’abord, la mode, qu’est-ce donc ? Eh bien, il y a au moins deux niveau à la mode. La haute-couture, des robes hors de prix, que ne peuvent s’offrir  que les gens pétés de thunes. Cela ne nous regarde pas. Il y a la mode de « prêt-à-porter », sous-entendant que ces fringues sont prêtes à ce qu’on se couvre avec. C’est dans les magazines comme « Femme Actuelle », « Biba », « Be », ce genre de chose que l’on vous expliquera comment les porter, ces fringues. Oui, parce qu’il faut savoir qu’il y a l’art et la manière de se fringuer. Non, il ne suffit pas de prendre des vêtements dans l’armoire ou dans le magasin, de voir ce qui nous plait et qui nous va, puis de les porter simplement, non, il FAUT porter certaines fringues en particulier et les porter d’une manière particulière. Pour être « tendance », « fashion », la classe quoi! Donc, si un magazine féminin  nous dit qu’il FAUT porter un short à rayures bleu canard et jaune (LES couleurs de la saison!), en hiver, avec des collants et des talons aiguilles, il faut le porter. On est obligé. Ben oui, sinon, on n’est pas dans le vent, et c’est nul. Qu’importe qu’on ai les shorts, le bleu canard et le jaune en horreur. Qu’importe que les talons aiguilles nous fassent mal au pieds et qu’on ne casse la figure. Qu’importe qu’on se sente mieux dans un bon vieux jean et de bonnes vielles bottes. Nan, il FAUT porter ça. Évidemment, le principe de la mode est que cela change à peu près… tout le temps. Remarquez qu’on ne porte pas les mêmes couleurs en hiver qu’au printemps. ce n’est pas seulement une question de type de vêtement (cols roulés en hiver, tee-shirt au printemps). Non, on porte des couleurs sombres en hiver, des trucs hultra colorés en été. Pas de col roulé vert à fleurs, c’est mal! Mais de tee-shirt gris foncé en été, c’est aussi très mal.

Jean à la coupe "démodée" est aussi ridicule qu'une robe Victorienne, évidement

Ainsi donc, la personne suivant la mode refusera d’acheter un pantalon qui ne soit pas dans les magazines indiquant qu’il faut le porter. Même si ce vêtement lui plait et lui va. Nononononon, il FAUT être branché bon sang! D’ailleurs, tous les vêtements qui sont démodés passent à la poubelle, même s’ils sont encore en exellent état et vont encore à la personne qui les portaient. Ils ne peuvent plus plaire.

Alors, ces personnes qui se plient aux règles de la mode, courant chez le coiffeur pour transformer leur crinière de lionne en coupe à la garçonne parce que c’est LA coupe dans le vent se mordent les doigts (sertis de faux ongles) lorsque, l’hiver suivant, LA coupe dans le vent est une très longue tignasse. Oh, ben zut alors!

Ces mêmes personnes sont capables de dire que les femmes, au XIXème, elles étaient trop connes de porter des corsets qui les empêchaient de respirer, juste pour « faire beau » et « avoir une taille de guêpe ». Avant d’entamer leur douzième régime de l’année, pour entrer dans le pantalon taille 36 qu’elles ont acheté « pour se motiver à perdre du poids » alors qu’elles font du 42.

La taille 36, corset du XXIème

La mode est donc parfaitement ridicule. Suivre la mode équivaut à peu près à être l’animal qui permet de faire des pulls en laines. Surtout lorsqu’on la suit aveuglément, achetant tout ce qui est en photo dans les magazines prescrivant cela comme indispensable. Oui, la fashion-victime portera le jean slim parce que Paris Hilton le porte, même si elle le trouve inconfortable et que ce vêtement donne l’impression qu’elle fait une dizaine de kilos de plus.

La personne qui ne se vêt qu’à la dernière mode agace particulièrement lorsqu’elle se permet de dire à quelqu’un qu’il devrait « s’habiller un peu plus à la mode », ou que ses vêtements sont très jolis et lui vont bien « mais c’est pas à la mode quoi ». La mode ne sert à rien. Pourquoi ne pas porter ce que l’on veut, sans se demander si Karl Lagerfeld le recommande ou pas ? Pourquoi faudrait-il réfléchir devant son armoire, et plutôt que se demander si tel vêtement est de circonstance, s’il va bien avec tel autre, s’il nous va encore, pourquoi se demander en outre si on a le droit de le porter ?

Aurais-je le droit de porter ceci en 2012 ?

Comparer la mode à trombone est presque une insulte à l’égard du trombone. Le trombone, lui, est mon allié pour trier mes papier. Il permet de maintenir plusieurs feuilles ensemble, m’évitant ainsi de les perdre. N’est-ce pas merveilleux ? Quelle utilité a la mode ? Pour moi, aucune. Pour les couturiers, les gérants de magasins, et les rédacteurs de torchons féminins, c’est un gagne-pain. Mais uniquement tant que les moutons bêlent.

L’EPS, ce très mauvais souvenir

juillet 6, 2011 6 commentaires

Il faudra qu’un jour on m’explique à quoi servait réellement cette matière au collège et au lycée (je viens de finir ma première année dans le supérieur, je suis toute jeune, j’ai donc encore ces préoccupations). Dire que c’est « bon pour la santé » est un pur mensonge. Oui, le sport, c’est bon pour la forme, mais  deux heures par semaine ? C’est un peu inutile on va dire. C’est comme si on ne se nourrissait que de chips et de pâte à tartiner au chocolat toute la semaine pour manger des légumes, des fruits et du poisson le dimanche. Ça n’a aucun effet. Ah, ce serait peut-être pour nous « détendre » ? Alors dans ce cas, c’est une idée de la détente que je ne comprends pas très bien. Je dirais plutôt que le cours d’EPS n’est qu’un amoncellement de tortures, plus ou moins importantes, plus ou moins insupportables, qui participent plutôt à faire de la vie du collégien ou du lycéen aussi endurant qu’un phoque, aussi souple qu’un playmobile et aussi musclé qu’une sardine un enfer pire encore qu’il ne pourrait l’être par ailleurs. Quelles sont ces tortures ? Mais, je m’en vais vous les décrire.

Torture n°1

C’est celle qui vient en premier, dans l’ordre chronologique. C’est l’étape du vestiaire. Cette étape consiste en une séance de déshabillage entre congénères, normalement du même sexe, mais c’est déjà bien suffisant. Or, tous les ados ne sont pas forcément très à l’aise dans cette chose qu’on doit garder à vie, et avec laquelle il faut vivre, à savoir son propre corps. Certains le trouvent mal foutus, et se sentent assez mal à l’aise dedans. Donc, le fait de le montrer n’est pas chose agréable, surtout qu’il faut aussi voir des corps qu’on trouve bien plus beaux et mieux faits. C’est encore le plus supportable s’il ne faut pas supporter les moqueries qui vont avec. Jamais peste ne laissera passer l’occasion de dire à une fille qui a une poitrine moins généreuse qu’elle n’a pas besoin de soutien-gorge, ou de lui faire une réflexion sur son poids. Vous me direz qu’il suffit de ne pas se changer et d’arriver ou de partir du cours directement en tenue de gym ? Ah, mais alors, on est un crado, même si on peut se laver et se changer chez soi, puisque l’EPS est le dernier cours de la journée. Une fois la tenue enfilée, on peut passer à la torture suivante.

Torture n°2

Lors de la pratique de sports collectifs, la deuxième torture est la constitution des équipes. D’abord, parce que le prof ne choisi jamais que de bons sportifs comme « capitaine d’équipe », entendons par là, la personne chargée de constituer l’équipe. Donc, toujours les mêmes personnes, et une personne mauvaise en EPS ne formera jamais une équipe en quatre ans. Jamais. Mais voici la suite. Les capitaines d’équipe choisissent évidemment d’abord ceux qui sont bons en sport, puis ceux qui ont un niveau correct, puis ceux qui ne sont pas trop mauvais. Les autres, donc les non-endurant-souples-comme-des-playmobiles-maladroits: ils ne sont pas choisis en dernier, non, ils ne sont pas choisis du tout. Mais cela ne les dispense pas de la séance de torture pour autant, non, puisque le prof attribue les personnes restantes aux équipes. La torture peut continuer, on passe au niveau supérieur.

Torture n°3

Le placement sur le terrain. Alors, oui, effectivement, en sport, il y a les attaquants et les défenseurs. On pourrait penser qu’il faut être bon en sport, quelle que soit la position. Que nenni: les postes en défense sont réservés aux défenseurs. C’est très intelligent, si on considère que le défenseur est censé se mesurer aux attaquants de l’autre équipe. la défense ne peut donc pas être assurée convenablement. Peut-être que défendre son camp est plus facile que d’attaquer le camp d’en face ? Hum… Non. Regardez: à la guerre, si vous n’êtes pas capables de courir vers l’ennemi pour l’attaquer, il y a fort à parier que vous vous carapaterez lorsque ledit ennemi foncera sur vous. En sport, c’est la même chose: si on n’est pas capable de s’approcher, ballon au pied ou en main, des cages de l’équipe adverse, mais comment peut-on empêcher ceux de l’équipe adverse de courir vers nous ? Surtout si l’attaquant est, comme nous l’avons fait remarquer, bien meilleur que nous. Le prof n’essayera jamais de voir ce que le playmobile-maladroit-pas-endurant vaut en attaque. Il s’en fout. L’avantage d’être en défense, au moins, c’est que si les attaquants de notre équipe sont vraiment bons, comme le défenseur doit rester à sa place, eh bien il n’y a rien à faire: l’action se passe principalement sur le terrain d’en face. Cool. Mais le sport en équipe, c’est bien plus que cela: il y a une vraie relation entre chaque coéquipier. Bonne ou mauvaise hein. En général, quand on est ce fameux maladroit pas endurant, elles sont plutôt houleuses. C’est la teneur de la torture suivante.

Torture n°4

Supporter les membres de son équipe. Parfois, le prof ne demande pas qu’il y aie des attaquants et des défenseurs: tout le monde défends, tout le monde attaque. C’est le bordel. Dès lors, on est obligé de participer, ou au moins de faire semblant. Faire semblant de participer, afin que le prof ne puisse pas se permettre de nous mettre 0, consiste à courir après le ballon, au milieu des membres de son équipe. Là, il faut faire très attention. Parce que, soit les membres de notre équipe sont assez intelligents pour savoir qu’il ne faut pas nous passer la balle s’ils veulent la garder dans leur équipe, soit ils nous lancent la balle, avec l’espoir qu’on va la rattraper. Si on ne la rattrape pas, ce qui arrive presque toujours, les membres de notre équipe nous insultent. Ou comment se sentir bien accepté après la constitution des équipes.  Heureusement qu’il y a les sports individuels. Quoi que…

Torture n°5

Le ping-pong. Voilà un sport particulièrement inutile. Son principal avantage est de ne pas être trop fatiguant. Ce qui est le plus fatiguant, c’est d’aller chercher la balle. cette saleté peut aller très loin. Ce « sport » peut être supportable si notre adveraire est aussi mauvais que nous et n’a pas envie de s’embêter. La partie consiste alors à se faire des passes, parce qu’entre maladroits, on est solidaires et on ne veut pas écraser l’autre. Mais, malheureusement, c’est rare. Dans un contexte de compétition, on rate la balle une fois sur deux, voire deux fois sur trois. Il faut ensuite aller la chercher. C’est déjà moins chiant si notre adversaire va la chercher de temps à autre. Mais quand on est face à quelqu’un qui considère que c’est forcément de notre faute si la balle part au loin, on est condamné à aller la chercher, encore et encore. Au moins, le ping-pong se pratique en salle et  on ne transpire pas trop. Les sports dont on revient trempés… Parlons-en!

Torture n°6

La piscine. D’abord, il faudra qu’on m’explique ce phénomène très étrange: les profs nous amènent toujours à la piscine en plein hiver. C’est-à-dire au moment de l’année où on a le moins envie d’y aller. La « torture vestiaire » est pire encore que la précédente, puisqu’il faut se dévêtir plus encore. Par la suite, il faut se monter en maillot de bain devant tout le monde. Ainsi, les réflexions d’adolescents en rut stupides vont bon train. Mais passons à la suite. Il faut plonger dans le bassin, et nager, nager, nager. On peut ainsi montrer à quel point les phoques nagent bien, en comparaison avec nous. C’est très sympathique de notre part pour ces animaux, qui nous doivent donc beaucoup. Lorsque enfin cette affreux moment prend fin, c’est-à-dire toujours trop tard. Sortir de l’eau à midi, quand on a cours à treize heures, que le lycée est à vingt minutes à pied, et qu’il faut se rhabiller et manger, c’est un tout petit peu juste. Si peu. Mais il y a aussi le retour en bus, qui nécessite que tout le monde finisse prestement de s’habiller. Pas le temps donc, de se sécher les cheveux (oui, ça se mouille sous le bonnet de bain). Et nous sommes en hiver ? Sortir avec les cheveux trempés, ou au moins très humides, en plein hiver et les garder ainsi le restant de la journée ? Non, on ne risque absolument pas de tomber malade comme un chien, non.

Torture n°7

L’endurance. L’athlétisme là. A savoir, cette torture qui consiste à courir pendant 20 minutes sans s’arrêter. La vitesse ne compte pas (enfin, ça rajoute des points). Le but est de ne pas marcher pendant 20 longues minutes. On ne peut pas s’arrêter, même si on a la bouche sèche, un point de côté et du mal à respirer. Pendant ce temps, le prof de sport lui aussi fait une activité qui nécessite beaucoup de souffle: il donne des coups de sifflets stridents et hurle de temps à autre « ON NE MARCHE PAAAAAAS! ». Chose étonnante: si on fait le tour de la cour, car il n’y a pas forcément de piste à disposition, il faut suivre un trajet particulier, à la lettre. Donc, on passe DERRIERE l’arbre et pas devant. Si on faillit à cette règle, le prof use à nouveau son souffle, cette fois pour nous hurler de faire demi-tour et de passer par le bon trajet, bordel de merde. Bon, alors qu’on est censé courir 20 minutes de toutes façons, alors finalement on pourrait passer par où on veut, ça reviendrait au même. Mais non mais non, mieux vaut s’attarder sur des détails insignifiants. Parfois, le prof a aussi une idée brillante: sans montre, il faut faire en sorte de faire un tour en un temps défini, non par nous-même mais par lui, sans être en avance si en retard. Si on est en avance, il faut se fatiguer à courir sur place pendant tout le temps d’avance que l’on a. Précisons que, même si 90% des personnes sont en avance sur le temps qu’il a défini, il ne le change pas. Il faut se forcer à s’adapter à ce temps, et pas courir à son propre rythme, celui qui nous correspond. C’est trop facile quoi!  Il arrive que le prof décide de faire une minute culturelle. Incroyable: notre rythme cardiaque est différent avant et après l’effort, preuve à l’appui, comptez vos pulsations ! Parce que c’est vrai qu’il faut se prendre le pouls, sinon, on ne le remarque pas du tout.

Torture n°8

Le moment où tu crois pouvoir souffler, mais en fait, non. Il arrive que l’on fasse une activité sportive qui nécessite une installation sur le terrain, par exemple, le saut de haies. Le prof doit donc placer les haies, puisqu’il sait, lui, à quelle distance il faut les positionner les unes des autres. Pendant ce temps, les élèves… glandent! Ouf. Ah, mais non en fait. Il suffit qu’une demoiselle dise « Mais Monsieeeeeeur, vous voulez dire qu’on va rester planté là pendant dix minutes ? On peut pas faire quelque chose s’iiiiiil vous plaîîîîît ????? », et le prof a une nouvelle poussée de sadisme. « Ah, ben faîtes moi des abdos entre temps mouarf mouarf mouarf ». Attention: lancer un regard lourd de haine sur la sale garce qui a fait germer cette idée à la con dans le cerveau du prof est inutile. Elle est fière d’elle. « Cool, je vais pouvoir faire des abdos quoi! Je pouvais les faire toute seule si j’en avais envie, mais c’est mieux que le prof oblige tout le monde à les faire. On est en cours quoi, faut occuper chaque minute quoi. » Dommage, on fait rarement « boxe » pour se venger.

Torture n°9

Le bulletin. Bien sûr, l’EPS  a sa place sur cet important papier. Le prof peut mettre une note et une appréciation. Bien sûr, lorsqu’on est un playmobile-maladroit-pas-endurant, cette note et cette appréciations sont rarement valorisantes. En effet, le prof fait de nombreux reproches, pensant qu’il est scandaleux d’être si mauvais. Il reproche parfois de ne pas faire assez d’efforts, d’abandonner trop vite. Apparemment, il est sourd et aveugle, puisqu’il ne voit pas que tous nos efforts sont vains (donc à quoi bon se fatiguer pour s’humilier et avoir une sale note si on peut avoir le même résultats sans trop se fouler ?) et que nos coéquipiers nous poussent à croire que nous sommes une gène pour eux. Le mauvais en sport peut au moins avoir cette qualité: la solidarité, l’esprit d’équipe qui le pousse à libérer de sa maladresse ses coéquipiers en les laissant jouer sans lui. Sinon, le prof de sport peut écrire des évidences, parce qu’il a une case à remplir, ce qui laisse croire à l’élève que le prof le prend décidément pour un con. Exemple:

La peur du ballon, dans un sport comme le football, vous pénalise

Incroyable. Bon, on ne dira pas qu’un énorme ballon en cuir, lancé avec violence par une brute et qui vole droit sur votre visage, menaçant de vous exploser le nez est inoffensif et qu’il est inutile de se protéger. On ne dira pas non plus que le football se joue au pied et que, par conséquent, il est un peu difficile de donner un coup de pied à quelque chose qui est à 1M50 de hauteur. Donc, qu’il vaut peut-être mieux éviter le ballon plutôt que de le toucher à la main, ce qui est une faute. Donc, que normalement, on ne devrait même pas avoir peur de se prendre un ballon en pleine gueule au football, parce que ce putain de ballon est censé ROULER! Cette torture en inclut donc une dernière, mais non des moindres.

Torture n°10

Le mépris qu’il faut subir de la part du prof de sport. Parce que, quelles que soient vos compétences ailleurs, si vous êtes mauvais en sport, pour le prof d’EPS, vous êtes une merde. Vous êtes forcément stupide. Même en ayant la bosse des maths, en parlant couramment 3 langues , en sachant jouer du violon, vous restez un minable aux yeux du prof de sport moyen. Même dans le cas où vous pratiqueriez un autre sport pour votre plaisir, un de ceux qu’on ne pratique jamais au bahut (danse, arts martiaux, escalade, randonnée, vélo…) l’idée ne lui vient pas que cela soit possible.

Voici donc, toutes les raisons qui font que l’EPS ne peut pas servir à détendre le collégien qui n’est pas bon dans cette matière. Ce qui fait que l’EPS a sa place dans l’établissement est peut-être le fait qu’il faut sensibiliser les jeunes à des matières et activités diverses et variées ? Vous croyez vraiment que c’est avec ça qu’on va avoir envie d’en faire, du sport ?

Il est possible pourtant de faire en sorte que l’EPS soit un cours supportable, et même agréable. Par exemple, en proposant plusieurs activités et en laissant le choix à l’élève. Pourquoi faire toujours les mêmes sports ? Pourquoi ne jamais proposer des choses plus originales: danse, arts martiaux ou autre ? Oui ça marche.

Il y a des avantages à l’EPS, certes:

–  Quand il pleut et que le gymnase est occupé, on ne peut pas faire cours! Quoi que, il reste des sadiques pour décider de faire du « sport en théorie », ce qui est prodigieusement chiant. Ou la possibilité qu’il nous fasse tout de même courir sous la pluie.

–  Les demoiselles peuvent sécher de temps en temps, surtout la piscine. Sauf si le prof est un tel macho que la seule idée de prononcer le mot « indisposée » devant lui les paralyse et qu’elles préfèrent suivre le cours quand même.

– Lorsqu’on a trois heures de sport à la suite et qu’une heure est nécessaire pour faire l’aller-retour au stade en bus, on perd une heure de torture!

– Et on tombe parfois sur des profs qui sont proches de l’être humain, ce qui rends le cours de sport bien plus supportable.

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Début

Comment commencer ?

Très bêtement, et en essayant de faire court.

Pourquoi faire un blog ? J’aime bien écrire, et je me fais souvent certaines réflexions que j’aimerais partager. Peut-être que ça peut en interesser certains. Les partager surtout pour avoir d’autres avis que le mien(d’où le titre de ce blog: cogitocumautruit, penser avec d’autres donc). Ca me fera un peu travailler sur le plan de l’argumentation, et du style.

Donc, ce blog présentera quelques réflexions en vrac, postées à mes heures perdues. J’aborderais des thèmes divers et variés, selon l’envie et l’humeur du moment. Des  critiques, positives ou négatives d’une oeuvre (cinéma, littérature, musique, bande-dessinée…), des commentaires à propos de certains phénomènes de sociétés, importants ou totalement insignifiants, râler… En essayant de le faire avec humour, parce que l’humour, c’est bon pour la santé, et ça empêche principalement de devenir aigrie et chiante. Et faire la geule tout le temps, ça donne des rides avant l’âge, autant éviter de s’enlaidir démeusurément.

Bonne lecture donc, n’hesitez pas à commenter, même si c’est pour me dire que vous êtes entièrement en désacord, ou que vous n’aimez pas du tout mon style, ou pour me signaler de honteuses fautes d’orthographe. Mais faites-le courtoisement tout de même. Non parce que, un commentaire qui ne fait que dire « c’est nul » ou qui est insultant, ça ne va pas trop m’aider à m’améliorer hein.

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